1

V’là le printemps, v’là le joli temps ! Allez, soyez chic, faites un effort ! Suffit d’y croire pour que de nouveaux bourgeons viennent auréoler l’arbre mort qu’est devenu Hurlevent. Oh, non, je vous vois déjà venir, les Elfes du Vide. Je ne parle pas de vous ni des Sancteforges, ça, nous en avons déjà trop parlé, et nous allons devoir le faire davantage. Malheureusement, nous y sommes obligés, d’abord pour les quotas et ensuite pour nos finances. Mais entre nous, vous êtes de piètres bourgeons. Allez, je suis méchant, je vous l’accorde, tout au plus vous êtes de petites greffes inoffensives. Avec vos manières d’humains qui en font trop, comme un chien qui serrerait les fesses de peur de se soulager sur le tapis de mémé, ce n’est pas sur vous qu’il faut compter pour redynamiser cette ville qui ne parvient pas à sortir de l’entre-deux.

 

Alors quoi ? Les élections de la Chancellerie ? Ah, ça, on l’attendait, l’arlésienne ! Mais quelle déception ! Nous avions déjà dégainé la plume, comme un nain épaule son mousquet, nous étions prêts à suivre les débats enflammés, espionner les coups bas, parier sur le meilleur cheval. Mais finalement, qu’est-ce qui se prépare ? Une course de limaces. Et le pire dans tout ça, c’est que tout est fait pour que l’on connaisse déjà le nom de Gastéropode II sans que cela n’inquiète grand monde.

 

Nous ne voulons vraiment pas nous poser comme des objecteurs de conscience ou des donneurs de leçons. La vie dans la jungle m’a montré comme il était dur pour certaines tribus de renouveler ses us et coutumes ainsi que ses rites. Peut-être que cette période de paix ne nous force pas à montrer le meilleur de nous-mêmes. Qu’il faudrait des combats, pas forcément ceux que l’on croit, pour sortir de la torpeur et du consensuel. Je vous vois venir, nous n’appelons pas à la révolte ni à la guerre, la rédaction du Furet Couronné est résolument pacifiste. Mais il y a certains combats qui se mènent sans armes, sans verser le sang mais avec de la nouveauté et des idées. Car pour l’instant, hormis l’ennui qui envahit chaque ruelle de notre ville. Ce qu’on peut y voir, ce n’est pas la paix, c’est de la gelée.

ALDOREY KELBOURG Au royaume des escargots, les baveux sont déjà chanceliers ! Tout sur cette parodie d’élection en page 2 !
Expédition m
l Pandarie, terre de mystères

Le Furet Couronné cherche encore quelques courageux et intrépides héros pour son expédition au Nord de la Pandarie et sa prochaine enquête de terrain. Que vous soyez aventurier, archéologue ou simplement curieux comme un mustélidé, contactez Geillis Jorgensen pour plus d’informations

L

Galbenel Polbouquine

Le flair pour guide, la vérité pour emblème
4 avril de l'an 38 Numéro 2
ENVIE D'UNE BOISSON ? Kaja -Cola DISPONIBLE MAINTENANT NOUVELLE FORMULE ! L'AZERITE C'EST ZERO

Le 16ème jour du troisième mois a eu lieu la troisième édition des café-débats du Salon, animée par Ombriel Clairelame, en partenariat avec la Chope Sucrée et ayant réuni quelques intellos autour des changements survenus au sein de la Horde et leurs implications. Des débats au centre de l’actualité, ayant suscité l’intérêt de quelques adeptes de vieux livres et d’exercices de dissertation. Quoi qu’il en soit, un bon prétexte pour se retrouver et ergoter sur sa science tout en faisant fructifier le commerce hurleventois. A quand la prochaine ?

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les débuts sont poussifs, l’annonce de la Chancellerie ayant suscité peu d’émoi au sein de la population. Seulement quatre candidats sont recensés à ce jour et il reste un peu moins de quinze jours pour se présenter. Si nous devions donner un conseil aux candidats : garder le rythme et ne pas trop se fatiguer, car un candidat part déjà avec quelques longueurs d’avance, et ce n’est pas notre cher Amiral Walter, malgré toutes ses gesticulations et son paternalisme débonnaire.

 

La recette idéale pour accéder à la Chancellerie ? Être le seul représentant de sa caste, noble de préférence, le sang bleu étant bien plus rare que le reste du petit peuple et donc moins difficile à départager, afficher une bonne dose d’arrogance et une grammaire impeccable, et ne pas trop sortir dans les rues histoire de ne pas risquer de salir son pelage racé dans quelque flaque de boue, toujours désagréable en ce début de printemps où les giboulées peuvent surprendre les moins avertis.

LE SALON LE SACRE DE GASTÉROPODE II

Pour ceux qui resteraient encore perplexes à ce stade de la lecture, nous parlons bien sûr d’Aldorey Kelbourg, candidat de la noblesse pour ces élections. Un nom ancien, inscrit dans l’histoire hurleventoise. Vous ne le connaissiez pas encore ? Et pourtant il a tout pour réussir et peu d’adversaires à redouter jusqu’au second tour. Rappelons que le vote s’organisera en deux temps et que la première phase consistera à désigner les candidats représentants de chaque classe sociale hurleventoise : deux théoriquement pour le « petit peuple » (un notable et un roturier), un pour le clergé, un pour la noblesse. Néanmoins, le premier tour sera plus facile pour certains que pour d’autres. En effet, Aldorey Kelbourg est le seul à se présenter actuellement pour la noblesse, ce qui le place d’office au deuxième tour des élections. Quant au clergé, aucun candidat déclaré, au grand dam de l’évêque Valdelmar qui semble bien en peine de trouver quelqu’un pour se dévouer à cette tâche.

« Beaucoup de candidats, dont sans doute le futur Chancelier, seront des gens « connus » ». G. Farral. « Je désire que l’élection populaire soit la plus animée, la plus disputée » G. Farral

Pour ce qui est de la fange, il faudra en effet se salir les mains pour accéder au second tour, trois candidats étant en lice à ce jour, et tous trois « roturiers » pour le petit peuple : Demiora, consultante des Allen Industries et serveuse à la Chope Sucrée à ses heures perdues, Sarisse Langeais l’illustre inconnue de la Phalange d’Albâtre, toute aussi transparente, et l’Amiral Walter qui délaisse récemment son tricorne pour un style plus urbain, calvitie de rigueur, éminemment plus « chancellerie ». Pour ce qui est de la forme, l’Amiral Walter semble le mieux loti et il ne ménage pas ses efforts pour être de tous les événements, et le plus remarqué. Face à la douce et dévouée Demiora et à l’inexistante Sarisse Langeais, il aura probablement la faveur du public. Pas sûr que ça suffise au second tour néanmoins face à une rhétorique bien huilée et un candidat soutenu et apprécié par les institutions.

2
ÌRAPPELÍ L’élection pour les nuls

- Moitié du quatrième mois : clôture des inscriptions pour les candidats. Il ne reste plus beaucoup de temps !

 

- Fin du quatrième mois : clôture des inscriptions pour les grands électeurs. Pour être électeur vous devez obtenir la signature de cinq citoyens dont le casier est vierge depuis trois ans, sauf si vous êtes noble ou du clergé, là vous pouvez être grand électeur sans soutien particulier. Afin de valider le profil des grands électeurs, des entretiens sont prévus avec la chancelière Farral qui saura trier le bon grain de l’ivraie.

 

- Fin du cinquième mois : clôture des désignations et présentation des programmes.

 

- Début du sixième mois (date exacte à fixer) : vote de désignation des candidats populaires. Entretiens candidats.

 

-  Organisation sous quinzaine du vote final, désignation par les grands électeurs.

 

Après toutes ces démarches fastidieuses, si vous en avez encore le courage et que votre casier judiciaire est vierge depuis trois ans (en excluant les délits mineurs), n’hésitez pas à participer en tant qu’électeur aux futures réjouissances !

, <

Alors que notre chère capitale s’enfonce lentement dans une torpeur inexorable, certains se lancent doucement mais sûrement dans la course aux élections.

« Je pense que c’est dans cette caste (le peuple NDLR) que nous trouverons des candidats n’étant pas des politiciens, moins habiles de la plume que Kelbourg, moins instruits, sûrement moins compétents, mais plus passionnés » G. Farral

A voir si la Chancellerie sera dédiée à un concours de singes savants à l’élocution parfaite ou si les électeurs choisiront avant tout quelqu’un d’investi et « passionné » par les intérêts de la ville et de ses concitoyens.  Ainsi donc, lorsque le candidat du peuple sera choisi, il rencontrera Aldorey Kelbourg pour un duel final à priori sans suspense. En effet, qui viendra lui barrer la route, populaire par héritage, choisi d’avance dans un système de vote qui avantage les castes les moins pourvues en nombre mais les plus fournies en moyens, et biberonné aux formules de politesse et aux baisemains depuis toujours ? Nul doute que la fonction représentera la cerise sur le gâteau pour ses affaires, s’il en avait besoin. Le guet urbain ne devrait pas manquer d’armement de pointe pour les quelques années à venir. Dans ces conditions, Kelbourg aurait bien tort d’attendre pour sabrer le champagne, et nous de l’en décourager.

X
TOUCHE PAS A MON RENDO

Voilà à peu près deux mois, nous nous interrogions sur l’arrivée des Elfes du Vide en ville et des répercussions sur le petit écosystème hurleventois. Qu’en est-il depuis ? Retour sur notre enquête et nos entretiens !

Allions-nous encore assister à de nouveaux jets de tomates pourries, comme à l’arrivée des chevaliers de la mort, ou à des contrôles systématiques façon Illidari, à la recherche de Dieux Très Anciens malicieusement dissimulés sous les traits d’une charmante assistante de direction ?

 

Le Furet court, court… et a même parcouru le bois de la Pénombre pour en apprendre plus. Mais si une chose caractérise particulièrement l’intégration de ces nouveaux alliés, c’est le silence. Politesse convenue à tous les étages et langue de bois pour tous. On pourrait croire que critiquer un Elfe du Vide reviendrait à se coller une cible dans le dos. Mais ils sont les premiers à tendre l’échine.

 

A ce titre, nous avons rencontré Sileryah Solruine, représentante de la Délégation Ren’dorei dans un entretien d’un peu plus d’une heure en tête à tête. Cette ancienne institutrice a pris sur elle de se dévouer à l’intégration des siens au sein de l’Alliance et de s’investir dans la Délégation formée il y a peu de temps. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que tout va bien ! La sévérité de la Chancellerie ? Bien normale, après tout, ce sont aux Ren’dorei de faire leurs preuves. Les Ren’dorei sont même très reconnaissants que la Chancelière Farral ait assoupli ses décrets, ils n’en attendaient pas tant.

« Nous sommes des exilés, et l’Alliance est venue nous chercher et nous a tendu les bras » S. Solruine

Une reconnaissance sans bornes donc, et un projet de centre d’accueil pour les nouveaux arrivants, rien que ça. Autant de calme et d’abnégation, on en reste pantois. Les Ren’dorei seraient-ils plus humains que les humains ? Quand on lui demande un mot pour l’avenir, Syleriah nous répond sans hésiter : Alliance. Alors ne venez pas lui parler des divers retournements entre Horde et Alliance, ou des affres du Vide, tout ça c’est du passé, dépassé. Et de nous donner des leçons d’histoire, après tout, les Elfes de Quel’thalas étaient nos alliés depuis bien longtemps avant que ça ne tourne au vinaigre.

Un peu perplexe, et disons-le, envieuse de tant de contrôle et de formules élégantes, je me suis décidée à me tourner vers les chiffres, parce qu’après tout ceux-là ne passent pas par quatre chemins. Lesquels ? Ceux de la criminalité, pardi. Petit courrier au Major de la garde, Karven Stolen. Nous espérions une rencontre, nous en sommes quittes pour une réponse expéditive, convenue, et aussi plate que les fesses d’un bureaucrate endurci. Pas de chiffres, donc. Pas de chiffres non plus du côté des Veilleurs du Bois de la Pénombre. Devoir de réserve oblige. Eux aussi craignent pour l’intégration de nos nouveaux alliés, visiblement. Ils en ont même un exemplaire dans leur taverne de Sombre-Comté, bien sympathique d’ailleurs, qui a accepté de bavarder un peu avec moi pendant que j’attendais en vain un officier pour répondre à mes questions.

 

« Au sujet des "Rendoreis", et de l'émoi que pareille alliance aura pu provoquer au sein de la population, je ne pourrais que faire part des réactions de nombreux citoyens qui, vous vous en doutez bien, seront venus trouver la Garde en quête de réponses face à leur légitime interrogation : « Que font ces Elfes en ville ? ». A ces derniers, il fut répondu que Sa Majesté Anduin Wrynn, premier du nom, n'était point homme à conclure quelconques traités d'alliance à la légère. Il fut ajouté, de plus, que ces nouveaux alliés sont sous les ordres d'Alleria Coursevent, héroïne des premières & secondes guerres (en atteste sa statue dans la Vallée des Héros) et de la bataille - victorieuse - face à la Légion Ardente. Ainsi donc, aux craintes justifiées de nos citoyens (l'on parle ici, c'est un fait, d'anciens membres de la Horde), furent avancés les éléments cités précédemment, permettant d'aisément croire en futur glorieux pour ces récents camarades, nouveaux combattants de la puissante Alliance. »

 

Extrait de la missive de Karven Stolen en réponse à notre demande d’entretien.

 

Il a donc fallu faire nos chiffres nous-mêmes, puisque les officiels n’existent pas. Nous nous sommes attardés sur les facteurs qui signent le mieux l’intégration d’une population : le logement et le travail.

Nous avons également pris en compte les ressentis des sujets interrogés que ce soit dans la recherche d’un emploi ou le sentiment d’intégration. Mention spéciale à la participation exceptionnelle de l’Amiral Walter, qui ne rate jamais une occasion de montrer sa bonne volonté… Même si nous ignorions qu’il était également Ren’dorei en plus d’être moralisateur.

« Merci également à nos membres, nos délégués, qu'ils soient sur le terrain ou plus discrets, ce sont ces efforts quotidiens qui nous permettent de lutter contre la ségrégation et les conditions de vie précaires des Ren'dorei. » La Délégation Ren’dorei, dans un communiqué du troisième mois.

Dans la cohorte de sujets interrogés 25% étaient sans logement fixe, mais tous arrivés depuis moins de deux semaines à Hurlevent. Tous les autres ont un logement, majoritairement en auberge ou en résidence privée. Tous les sujets interrogés sont à Hurlevent depuis moins de trois mois.

3

Seulement 18% des Rendorei interrogés déclarent n’avoir aucun travail au moment du sondage et tous n’étaient arrivés à Hurlevent que depuis quelques jours. Au-delà, tous les Rendorei déclarent avoir une activité et seulement 12% sont engagés dans l’armée. A noter que 29% d’entre eux occupent des postes administratifs, de quoi faire pâlir Eléonore Breckenridge. La concurrence s’annonce rude côté gratte-papiers !

Concernant les difficultés éprouvées à trouver un emploi, les résultats sont mitigés, puisque 56% des Elfes du Vide sondés estiment n’avoir pas rencontré de difficultés particulières pour trouver un emploi, et lorsque c’est le cas, les origines raciales sont mises en cause pour une large part des difficultés.

ÌINSOLITEÍ Et un défi de plus pour les Ren’dorei ! L

Quand il s’agit de faire leurs preuves, les Elfes du Vide de la Délégation Ren’dorei ne ménagent pas leurs efforts et ont récemment relevé le défi d’Allifeur Tournepignon, président de la Gnome Inc., qui consistait à construire un robot, et à le faire passer d’un mode positronique à un mode négatronique. Ne nous demandez pas ce que ça veut dire, tout ce que l’on a compris c’est qu’il s’agissait d’une prouesse visant à démontrer la maîtrise du Vide par nos nouveaux alliés. En partenariat avec les Gnomes, il parait que c’est chose faite, le prototype ayant été validé par Mr Tournepignon le 28ème jour du 3ème mois !

Ici pas de doute, les Ren’dorei s’estiment en très grande majorité bien intégrés à la ville et ce malgré le court délai entre leur arrivée et le moment du sondage. Chez les Elfes du Vide qui se considèrent exclus (moins de 20%), la plupart évoquent le racisme, la méfiance, les injures verbales ou physiques qu’ils ont subies ou subissent encore, l’absence de travail ou les portes fermées de la Cathédrale.

 

En conclusion, les réductions à la Chope Sucrée ont fait leur petit effet, puisque les Elfes du Vide se sont incroyablement bien intégrés depuis leur arrivée soit un peu moins de trois mois pour la plupart.

ALERTE ! m
l Une Shal’dorei peut en cacher une autre

A croire que nos amis de la Horde ne savent plus quoi inventer pour nous piéger. Il y a peu, certains jeunes hommes un peu naïfs auraient été attirés dans le cimetière de Hurlevent, par l’intermédiaire d’une lettre enchantée pour un rendez-vous galant pas si romantique. La Shal’dorei derrière toute cette affaire aurait tenté de leur dérober des informations et peut être pas seulement… Quoi qu’il en soit, la garde aurait mis fin à ses exactions et reconduit la belle illusionniste aux frontières de la région sans heurts. Certains s’inquiètent néanmoins, comme en témoigne Allifeur Tournepignon, qui s’interroge sur la possibilité d’une invasion invisible sur nos terres et souhaiterait mettre à profit la technologie gnome pour plus de sécurité en ville. Coup de pub habile ou vrai sujet, l’avenir nous dira s’il avait raison de s’inquiéter des loufoqueries du camp adverse.

4
ÌJARDIN!DES!NOBLESÍ

Presque aucun n’a se plaindre du manque de travail ou de logement, et la grande majorité s’estime heureuse de son sort. De quoi tordre le cou aux idées reçues concernant les discriminations qui pèsent lourdement sur les conditions de vie des Ren’dorei. La grande majorité n’est pas précaire, loin de là, et occupe même des postes dans des administrations installées à Hurlevent.

Kaja -Cola T'AS PAS COMPRIS ? IL FAUT BOIRE ! BOIRE,BOIRE,BOIRE,BOIRE
Est-ce un gyrocoptère, une fusée ? Non, c’est un super-mouton ! Bizarre ,

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour être publié… Voilà maintenant que des moutons volants à cape rouge – en laine – viendraient défendre leurs congénères en attaquant des Worgens et des loups dans la forêt d’Elwynn. Ces informations d’une source à toute épreuve nous viennent directement de Virginie Moulin, fervente défenseure de la cause ovine. Qu’on se le dise, l’oisiveté pousse l’imagination dans ses derniers retranchements. Un conseil : si vous croisez une femme qui bêle accompagnée d’un mouton qui parle, prenez vos jambes à votre cou !

Les bourgeons pointent sur les branches d’arbre, les oiseaux pépient, les mammifères de tout poil entament leur parade amoureuse, et de drôles d’œufs en chocolat font leur apparition dans les jardins. Il est temps de faire une overdose de sucre et d’attraper de longues oreilles roses ridicules. Si vous ne craignez pas la transformation en lapin aux abords de la Fierté du Lion dans la forêt d’Elwynn, n’hésitez pas à vous y rendre, de nombreuses (et agréables ?) surprises vous y attendent…

<
W

Comme le dirait si bien notre cher Amiral Walter : « Avec un peu de travail on arrive à tout » !

 

Geillis Jorgensen

 

Envoi du formulaire...

Le serveur a rencontré une erreur.

Formulaire reçu.

Pour nous faire part de vos tuyaux, de vos remarques ou tout simplement nous conter fleurette, envoyez vos missives au Furet Couronné, 5 Quai du Pont Neuf, Quartier de la Cathédrale, Hurlevent.

Rédactrice en chef : Geillis Jorgensen

Journaliste : Galbenel Polbouquine

l'equipe L 5
DEMISSION DE BRAVE-TEMPÊTE Un de perdu, dix de retrouvés !

Il y a un peu moins d’un mois, l’évêque Bugli Brave-Tempête annonçait sa démission dans un communiqué poignant, afin de se consacrer entièrement à sa famille, sur le point de perdre sa femme Skäli atteinte d’un mal incurable. Moins d’une semaine plus tard, la diacre Archipiade Valdelmar, perdante des élections du Conclave, prenait sa succession à la Cathédrale.

BANUIDAN CONTRE TOUT CHACAL

Depuis la démission de l’évêque Bugli Brave-Tempête, la succession à la Cathédrale est logiquement assurée par la perdante aux élections du Conclave, Archipiade Valdelmar, puisque le deuxième en lice, Eudes Bonnefoy, ne souhaitait pas reprendre cette fonction. Et soudain, surgi face au vent, le vrai héraut Banuidan ! Le prêtre Porte-Bière, nain de son état, si l’on en doutait encore, conteste la légitimité d’une telle procédure et a formé un contre-courant pour réclamer la nouvelle tenue d’un conclave par l’intermédiaire d’une pétition qui aurait récolté un grand nombre de signatures. Encore un nain à la Cathédrale ? La formule semble avoir fait son temps, puisqu’à ce jour, les efforts de Porte-Bière n’auront pas même fait sourciller Valdelmar.

Bugli est un vieil ami du Furet, mon ami. Il m’a sauvé la vie il y a quelques années, alors qu’il n’était ni prêtre pour une Église, ni évêque pour une Cathédrale. Il a suivi ma convalescence d’alors, sans me connaître ni juger de mes actions passées, sans poser de questions. Plus tard, il m’a proposé de rentrer dans son organisation, le Conseil des Pierres, alors que j’étais seule et vivais en autarcie dans les bois. Je pourrais narrer à quel point il fut un ami exceptionnel, rare en conseils et en jugements, mais prodigue en bienveillance et en tolérance. Même lorsque je décidai de partir à la fin de nos aventures et de reprendre ma route en solitaire.

 

Je pourrais faire tout cela, montrer que le Furet n’est pas qu’un journal satirique avide de tirages et de brûlots. Mais Bugli n’aime pas le sentimentalisme à l’eau de rose, et ça ne serait pas lui rendre justice que de m’épancher dans une feuille de chou, fût-elle de mon jardin. Alors, je me suis armée de mon sac et de mes bottes des grands chemins et je suis partie en quête de mon vieil ami, pour faire ce qui est mon métier : questionner et déduire des faits.

 

J’ai retrouvé Bugli et sa famille dans une maisonnette nichée au creux d’une vallée de Khaz Modan. A mon arrivée, une porte barricadée et une voix mal embouchée qui me demande mon identité. Bugli ne veut recevoir personne, mais il ouvre toujours sa porte à une ancienne camarade.

La maison n’est pas luxueuse loin de là, mais confortable. Le « fusil du père » a été décroché du mur et posé sur un coin de table, et Bugli est occupé à dépecer un lapin, chassé le matin même. Sa femme se repose dans la petite chambre attenante me dit-il, voyant mon regard glisser dans la pièce. Bugli semble métamorphosé, plus sombre, amaigri, les mains abîmées. La Lumière semble l’avoir quitté. Il me sert un verre de whisky dans un petit verre qui a connu des jours meilleurs et à peine le temps de m’asseoir qu’un petit diablotin sur pattes déboule dans la maison avec des rires d’enfant.

 

 

La jeune Rinn, suivie de son parrain, un vieux chaman au regard délavé, saute sur les genoux de son père qui esquisse un faible sourire en essuyant le nez de la mioche. Ainsi le décor est planté. Bugli me demande des nouvelles de la ville puis répond à mes questions avec sa simplicité habituelle. Il y a des choses qui ne changent pas. On fait le bilan, calmement, de ces quatre mois à la tête de la Cathédrale hurleventoise. Le ton est parfois dur et amer quand il s’agit d’évoquer le passé. Néanmoins, Bugli restera fier d’une chose : avoir été le premier nain évêque dans une ville d’humains. Son regret : n’avoir pas été au bout de la course afin d’aller au bout de ses engagements. Quant à la succession, il lui souhaite bien du courage, même si selon lui, Valdelmar présente le profil idéal pour sa tâche. Au moins, me confie-t-il, elle n’aura pas de mal à se faire accepter. Elle a toutes les qualités et les caractéristiques bien calibrées qu’on attend d’un évêque de Hurlevent. Le bon ton, la bonne posture, le phraser adéquat, la juste tempérance bien comme il faut, selon ses dires.

La journée passe vite et il me faut bientôt quitter les lieux et mon ami. On se serre la main, et je lui demande s’il compte revenir un jour à Hurlevent. Droit dans ses bottes, il décrète que s’il doit en être ainsi, ce ne sera pas la même chanson, et je repars sur les routes, mon sac à l’épaule, l’âme chargée de souvenirs et de la tristesse d’un vieux compagnon.

« Je commencerai par suivre le sentier dont l'esquisse a été tracé. Je souhaite que l'Église continue à se mobiliser contre la misère et la détresse sous toutes les formes qui soient. » A. Valdelmar.

A la suite du départ de Bugli, à peine quelques jours plus tard, on s’échauffait déjà pour prendre le siège laissé vacant. Le retour très opportun de la diacre Archipiade Valdelmar et le désistement d’Eudes Bonnefoy  la

désignèrent tout naturellement pour prendre sa place. Néanmoins c’était sans compter la grogne de certains (voir notre encadré), qui auraient bien vu là l’occasion d’un nouveau Conclave afin de briguer le poste eux aussi. Ainsi, pendant plusieurs jours, la Cathédrale a été remuée par les remugles nauséabonds de prêtres aux dents longues à coup de pétition et tapages en ville afin de plaider leur cause, en vain.

 

De son côté, Archipiade Valdelmar n’a pas hésité à nous répondre par courriers interposés aux quelques questions que nous lui avons posées, dans un style à la fois formel et parfaitement maîtrisé. On sent d’emblée l’habitude du protocole, le sens de la formule convenue, et du commentaire académique en trois parties. Évidemment, elle nous fait part de son regret et de sa surprise au départ de son prédécesseur. Non elle n’attendait pas le moment opportun pour revenir en ville. Oui, elle reprend le flambeau avec la conscience de sa charge.

« Il n'est jamais bon d'entretenir la confusion entre foi et politique. Le corps de notre mission ne nécessite pas d'avis partisans. Il n'existe pas de politique de la prière, de politique du paladin ou de politique du dispensaire. » A.Valdelmar

A la Cathédrale point trop de changement en vue, dans la lignée du travail entamé par le père Bugli. Charité au menu, même politique de réserve vis-à-vis des Ren’dorei, pas de mariage célébré par un Écarlate au sein de la Cathédrale. On attendra donc de voir ce qu’il en est sur le terrain pour juger de la suite. En quelques semaines, Valdelmar se sera déjà illustrée dans une attaque contre une créature du Vide en pleine capitale. Elle a nommé récemment un diacre, en la personne du père Jean, qui devrait la seconder dans ses tâches. Une expédition pour le Bois de la Pénombre devrait avoir lieu dans les jours qui suivent. On leur souhaite bien du courage pour ramener la Lumière dans un tel endroit !

 

Geillis Jorgensen

 

Le Furet Couronné est un journal s'inscrivant dans la communauté jeu de rôle du serveur Kirin Tor (EU) sur le jeu World of Warcraft.

Site créé et mis en page par Bugli Brave-Tempête