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Recherchons activement le facétieux Capitaine Haicks et sa fidèle et taciturne acolyte N’Oreille, équipage de L’Ecumeur Pourpre. Si vous les voyez en ville, veuillez leur indiquer qu’on attend la restitution d’un jeu de dés et de compagnons de beuverie de toute urgence. Récompense : une bouteille de whisky gilnéen. Contactez la rédaction pour toute information sérieuse.

L’ennui. Désagrément, contrariété passagère provoqués par une difficulté, un obstacle, un empêchement, etc. : avoir des ennuis avec la Garde. Courant mais pas fatal, la plupart du temps. L’ennui. Difficulté, chose ennuyeuse qui met dans l'embarras : un ennui adultère. Se faire surprendre dans un hangar du port par votre femme tandis que vous butinez une charmante prêtresse n’est jamais très bon pour l’institution du mariage. La disparition de la grange au désir près de l’Etang d’Olivia n’est pas pour vous faciliter la tâche, il faut bien le dire. L’ennui. Lassitude morale, impression de vide engendrant la mélancolie, produites par le désœuvrement, le manque d'intérêt, la monotonie (au singulier seulement) : à Hurlevent, je meurs d'ennui – surtout si on ne se résout ni à tromper sa femme, ni à séduire sa voisine de banc avant d’en revenir au premier point.

 

Ainsi donc, mourir d’ennui. Cette expression contient à elle seule toute la substance et la raison d’être même de ce nouveau journal, de la naissance de ce furet fouineur jamais satisfait, ni regardant, mais au flair toujours aiguisé et au caractère mordant. Le seul remède à l’ennui : la curiosité. Celle là même qui fait la différence entre un aventurier intrépide, et un corsaire tatoué d’une encre marine, faisant office de pilier de comptoir à la Chope Sucrée, radotant ses exploits périmés de longue date. La curiosité meurt avec le fatalisme des vaincus, le flegme des désabusés et la cirrhose du foie. Non, le furet ne s’ennuie jamais. Fourrant son nez partout, il n’a pas besoin de regarder les hommes de trop près pour savoir de quoi ils sont capables, et surtout incapables.

 

Alors pourquoi ? Un esprit moins naïf doté d’une mauvaise langue dira qu’il s’agit pour l’animal de briller au milieu des papiers gras. Mais si le furet n’est pas dépourvu d’orgueil - la curiosité en étant une forme dérivée – il l’est suffisamment pour ne pas avoir à plaire à qui que ce soit, n’en déplaise à ceux qui se donnent de grands airs en se pavanant sur les remparts ou sur les bancs de la place Faol. Foncièrement indépendant, il ne rend de compte qu’aux faits et à son amour de la vérité.

 

J’ai conscience de n’avoir pas encore répondu à cette fameuse question, cependant. Pourquoi écrire ? Pour être lu, bien évidemment. Pour vous divertir, tout simplement, si ce n’est en nous lisant - au moins en nous critiquant. Pour vous informer, sans langue de bois ni fausse neutralité. Parce que l’expression d’opinion est un droit et qu’il se doit d’être exercé pour perdurer. Citoyens, lecteurs de tout poil, vous ne nous apprécierez peut-être pas, mais vous continuerez d’être notre premier sujet d’intérêt et la raison de notre engagement.

AVIS DE RECHERCHE ÉLECTIONS CHANCELLERIE Enfin des nouvelles ! En exclusivité pour le Furet Couronné : Entrevue avec l'amiral Jonathan Walter, premier candidat déclaré ! Rendez-vous en page 3
ÌFETE!LUNAIREÍ

Profitez des festivités pour faire exploser quelques pétards en l’honneur des Anciens, et arborer des couronnes de fleurs au style plus ou moins douteux. Pour plus d’informations sur les activités en cours, se diriger vers les portes de la ville.

Geillis Jorgensen

Le flair pour guide, la vérité pour emblème
21 février de l'an 38 Numéro 1
Sancteforge ni repos, le prix du muscle U

Bien moins tapageurs que nos alliés Ren’dorei, ils sont pourtant énormes et secs, et plus lumineux que jamais. Issus d’une sélection stricte parmi les plus fiers et valeureux combattants draenei, ces élites sont venues nous prêter main forte dans nos conflits futurs. Ils offrent aussi un contrepoint intéressant aux ténèbres incarnées par les elfes du vide, bien qu’ils brillent surtout par leur discrétion dans l’enceinte de la capitale, actuellement. Cela étant, nous suivrons leur évolution avec curiosité, si tant est qu’ils fassent des étincelles.

Si l’on peut dire quelque chose à propos de Gwaenadynn Farral, c’est qu’elle aime la précision et ne compte pas ses heures. En effet, la chancelière de justice, fort occupée, n’hésite pas à me recevoir à des horaires où d’autres préfèrent savourer une bière en charmante compagnie, et s’excuse d’emblée de son retard, cinq minutes à peine, avant de m’inviter à m’assoir et de me servir une tasse de thé.

Le premier abord n’est pas des plus chaleureux, pour tout dire, mais cette grande femme aux airs calmes aime la franchise et les tournures directes. Il faut montrer patte blanche pour espérer obtenir quelque information, d’autant que la dame semble avoir été échaudée par la presse par le passé. Nous endurons sagement les premières mises en garde d’usage – donc - c’est pour la bonne cause - et c’est une discussion à bâtons rompus qui s’engage pendant un peu plus de deux heures. Au menu du jour : présentations respectives, les Ren’dorei, et bien entendu, les futures élections.

 

Bien que rien n’ait été encore annoncé officiellement, la Chancellerie a décidé de se séparer de son élément Écarlate, suite aux derniers scandales de l’Eglise.  Le chancelier Al-Rakim ayant refusé publiquement de renoncer à ses accointances douteuses, en ces temps de tolérance et de tempérance, la durée de son mandat s’est trouvé brutalement raccourci d’un an, et il faut désormais songer à organiser de nouvelles élections afin de le remplacer, si la Chancellerie veut garder une image intègre et respecter ses engagements. L’enjeu est donc grand et la séparation quelque peu douloureuse.

Ça y est, c’est presque officiel, la Chancellerie va bientôt s’ouvrir à de nouvelles élections. Retour sur les entretiens que nous avons menés avec la Chancelière Gwaenadynn Farral et l’Amiral Walter, premier candidat annoncé dans cette course au titre. Farral, entre compromission et renouveau COURSE A LA CHANCELLERIE

Ainsi donc, un communiqué public devrait être rendu dans les deux prochaines semaines, selon la chancelière, afin d’annoncer les modalités de cette nouvelle élection. Et les choses vont changer. En effet, le vote s’ouvrira également aux candidats issus du peuple, et non plus seulement à la Noblesse et à l’Eglise. Le vote se déroulera en deux temps et inclura cette fois les candidatures issues du peuple, permettant à des hommes comme l’Amiral Walter de se présenter. Une situation « inédite » donc, qui comprend également de faire participer l’ensemble de la cité pour le choix final.

« Je n’ai pas eu le coeur à une sanction directe, cet homme a assez fait pour la cité et l’Alliance pour qu’on le laisse partir dignement. » « Il est légitime à mes yeux que cette ville puisse élire un des personnages familiers qu’on peut croiser dans nos rues.»

La Chancellerie prévoit – anticipe même – un fort nombre de candidatures à venir et la prévoyante Gwaenadynn Farral prévient d’emblée qu’elle gardera un droit de regard sur les candidats, et la possibilité d’exclure toute proposition « fantaisiste ». La liste de ces restrictions devrait être explicitée dans les jours à venir. Dans tous les cas, c’est un marathon intense que s’apprête à mener la Chancellerie, ce qui devrait ranimer la population et apporter un nouvel élan à la cité.

 

Geillis Jorgensen

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RUMEUR m
l ÌUN!ETRANGE!VIRUSÍ L

Depuis quelques jours, on nous rapporte des cas de plusieurs malades dans les faubourgs de la ville, tous frappés des mêmes symptômes. Le docteur Klein indique les signes suivants : forte fièvre persistant à tout traitement classique, toux violente et sanguinolente, délires passagers, teinte bleutée de la rétine. Le médecin redoute une rapide propagation du virus au sein de la ville, d’autant qu’aucun traitement magique ne semble efficace sur la source du virus, limitant seulement les symptômes. Le Dr. Klein recommande les principes d’hygiène de base afin de limiter les infections : lavage soigneux des mains régulièrement, évitement des rassemblements publics, port d’un foulard dans les zones contaminées. Une mise en place de quarantaine a été évoquée si la situation venait à s’aggraver dans les jours à venir. Pour le moment aucun mort n’est à déplorer mais un malade se trouve actuellement dans un état critique. La rédaction est disposée à partager ses informations aux autorités compétentes, le cas échéant.

ÌJONATHAN!WALTERÍ Premier candidat déclaré
ÌSILITHUSÍ Qui va à la chasse, perd sa place

Depuis la disparition d’Argus dans le ciel, une drôle de lueur rouge a pris sa place. Il semble que le titan Sargeras nous ait laissé un souvenir de taille, en Silithus, ayant pris soin d’embrocher notre monde de son épée, avant de disparaitre dans le néant. De fait, en plus d’un symbole phallique du plus mauvais goût, cette gigantesque épée – plus d’une centaine de mètres de hauteur selon les témoignages – aurait été responsable du gigantesque nuage de cendres et de l’arrivée des démons dans notre ville il y a quelques semaines. Un dernier soubresaut avant le salut final. Néanmoins, des témoins dépêchés sur place nous ont fait part des troubles qui règnent dans la région depuis cet épisode. En effet, les Silithides et des agents du Crépuscule encore présents sur place, bousculés par le séisme, se seraient précipités pour profiter de cette nouvelle manne, ce qui aurait engendré de nouveaux combats dans la zone. Mais il faudra faire également avec les gobelins, pioche en main, toujours à l’affût d’une nouvelle opportunité.

 

Ainsi, entre la Horde et l’Alliance, personne ne sera en reste, tournoyant autour de la plaie de notre chère Azeroth, quitte à la saigner à blanc, ce qui préfigure de nouvelles réjouissances à venir.

La jungle, je connais, la jungle urbaine de la grande Hurlevent, un peu moins. Mais s’il y quelque chose qui ne diffère pas dans ces deux biotopes, c'est bien la soif de pouvoir de sa faune. Devenir le chef de meute, le mâle alpha, est pour certain le désir de toute une vie, le but ultime à atteindre et la plus belle des queues de paon.

Il est tard. Sur le port, un groupe hétéroclite marche au pas derrière son chef naturel : un vieil homme à la boiterie caractéristique et au teint grêlé par les embruns. Ceux qui commandent ont souvent cette posture, celle du vieux loup, usé par la vie et les combats. On ne grimpe pas sur le trône en s'aidant d'un escabeau, mais grâce aux cadavres des perdants. Tout a un prix.

 

Ils m'invitent sur leur navire. Je me présente, ça intéresse fortement celui que je découvre être l'amiral bien aimé de tout ce petit monde. Jonathan Walter a envie de parler. Alors je m'installe dans ses quartiers et on s'exécute. La pièce est plutôt bien entretenue, le bureau bien rangé, tout est à sa place. Je ne comprendrai jamais la rigueur militaire. Et puis je le sens venir, il n'est pas là pour me conter fleurette et encore moins pour m'engager comme mousse. Au bout de quelques minutes, il m'annonce sans détours se présenter à la prochaine élection de la chancellerie afin de remplacer Khassim Al-Rakim au poste de responsable des Affaires Urbaines.

« Je gage que si mon prédécesseur Al-Rakim contemple la mer, c'est qu'il attend son successeur venu de la mer. »

Et là, ça commence fort. L'homme est volubile et prêt à tout. Il s'engage, n'hésite pas à donner de sa personne, entre deux il me paye un verre, puis repart aussitôt, s'attaquant comme tout le monde à l'immobilisme de notre actuel chancelier. Lui, "l'homme simple et proche du peuple" n'a pas peur de ce que les braves gens pourraient dire de son métier de corsaire et de son équipage. A cette question, il lancera pour prouver sa bonne foi : "Ma tête a été mise à prix à la Baie" (sic). Ça nous rassure de le savoir.

Un corsaire à la Chancellerie ?

Dit comme ça, ça peut prêter à sourire. Pourtant, il est certain que lors du scrutin, ses détracteurs se serviront de son activité pour railler sa candidature. Nous pourrions enquêter longuement dans les archives de la Chancellerie pour savoir si un tel candidat peut bel et bien se présenter à cette élection, mais nous n'avons pas de temps à perdre. Pourquoi ? Tout simplement car la réponse est devant nos yeux. L'actuel chancelier Khassim Al-Rakim est un ancien bourreau, Écarlate de surcroît. Jonathan Walter pourrait même être un pirate que ça ne poserait aucun problème. On n'est assurément pas trop regardant à la Chancellerie. Il suffit sûrement d'avoir quelques contacts et de bien présenter.

D'autant plus, qu'il nous assure travailler pour l'Alliance et pour Hurlevent plus particulièrement, laissant sous-entendre ses

ses bons contacts avec le Guet Urbain et la Cathédrale. D'après ses mots, briguer le poste de chancelier, n'est pour lui qu'une façon de servir au mieux son royaume en dépit de son âge avancé.

«Je suis fidèle à l'Alliance. Quand on me le demande, j'assiste le Guet Urbain, traque des pirates recherchés, coule par le fond des navires de la Horde. Les corsaires des uns sont les pirates des autres. »

Ce questionnement évacué, Jonathan Walter s'évertue de me montrer le bon côté des choses. Moi, pauvre journaliste, se transforme dans ses yeux en public de test. Sur le banc d'essai, il rôde sa rhétorique et peaufine son éloquence. Pour lui, la Légion étant vaincue, l'heure n'est plus au deuil, mais à la reconstruction. Et pour ça, il n'hésite pas à nous mettre toute son expérience militaire sous le nez.

«Je suis un homme de terrain et d'expérience, j'ai été militaire toute ma vie. » 3

Néanmoins, s'il est élu, le vieil amiral souhaite ouvrir une permanence afin de recueillir les doléances des habitants et arbitrer les conflits mineurs, court-circuitant et accélérant ainsi les décisions de notre roi ou celle de la chancelière Gwaenadynn Farral, responsable de la Haute Cour de Justice. Aussi, cette permanence pourra régler plus rapidement des affaires d'adoption, de divorce, d'héritage, de partage de terre, de différents commerciaux ou toute autre demande saugrenue. Walter pense, d'après ses mots, "incarner un renouveau dans cette ville qui en a besoin". Ironique, quand on y pense, qu'un homme d'âge mûr souhaite représenter un nouvel élan, alors que les jeunes - rappelons-le, notre chancelier n'a qu'une trentaine d'années - sont déjà usés par la fonction avant même d'avoir commencé.

 

Je rentre donc chez moi, après avoir été bien accueilli. Son équipage s'est montré courtois et bien éduqué malgré les rumeurs qui courent sur les marins. Espérons que l'amiral Walter puisse tenir ses engagements et mener une campagne digne de ce nom sans être victime de quolibets dus à sa fonction. Aucun autre candidat s'est encore déclaré à notre connaissance et ni la date, ni les modalités de ces nouvelles élections n'ont encore été annoncés. Mais si elles ont lieu, aucun doute qu'il sera un candidat à surveiller. Car après enquête, l'amiral est une personne aimée de bon nombre des habitants et surtout portée aux nues par ses Hommes.

 

Paternaliste, il n'hésite pas à user de son âge pour tous les mener à la baguette et il n'est pas rare de les voir s’entraîner sur la rade sous son regard bienveillant, ou le suivre dans les rues comme de petits chiots en manque de reconnaissance. S'il n'a peut-être pas les compétences de gérance nécessaire, il en a le charisme et la force d'attraction ; le charme quelque peu désuet de ces personnages hors du temps, un peu canaille et surtout très bonhomme. Hélas, tout ce qu'il faut pour ne pas se faire élire chancelier.

 

Galbenel Polbouquine

« Je veux garder un lien avec nos gens, les voir, leur parler, écouter leurs problèmes. »

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Rédactrice en chef : Geillis Jorgensen

Journaliste : Galbenel Polbouquine

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Seulement, il y a un hic. Je ne crois pas me tromper en disant que notre chancelier Al-Rakim, en plus de désherber les parterres de fleurs et de dépoussiérer tous les parapets de la ville, s'occupe principalement des affaires liées au cadastre, c'est à dire des demandes de logement ou de locaux afin d'y faire fleurir toutes sortes d'échoppes. A ce moment-là, même si le candidat se montre convaincant, je ne peux, chers lecteurs, que vous témoigner ma stupéfaction. En effet, j'ai bien conscience que la ville est remplie de héros, mais a-t-on réellement besoin d'un corsaire ayant sillonné toutes les mers du sud, d'un preux chevalier ou d'un illustre général des armées pour effectuer notre paperasse alors qu'un haut secrétaire dévoué le ferait tout aussi bien, voire mieux ? La question est sérieuse.

Le programme de l'amiral

Walter sait mener ses marins et son navire, c'est indéniable. Mais qu'en est-il de son programme et de sa vision du poste ? Après mon entrevue, un soupçon de trop peu s'est emparé de mes esgourdes. L'amiral s'est montré par bien des aspects, décevant et un brin vague à ce sujet. Un comble pour un homme qui souhaite tenir la barre. Cependant, il n'a pas pu s'empêcher de dérouler des banalités, souhaitant pour le peuple "que leurs vies se déroulent de la meilleure façon possible". Ouais, on leur dira, mention peut mieux faire. Bien qu'il se montre sincère et investi, face au cynisme et aux petites piques bien placées de nobliaux ou de marchands d'armes, les votants préféreront à coup sûr l'illusion du beau mot que la rustique poésie du vieux loup de mer.  Car avec son franc-parler, sa bienveillance et son histoire, nul doute que la faune chamarrée de la noblesse d'épée, de robe ou de chemise de nuit se moquera de lui et de ses bonnes intentions. Car, qu'est-ce que cette élection si ce n'est un vote de caste ?

Ni le vide, ni la grogne populaire, ni la méfiance des autorités ne semblent ébranler ces nouveaux venus au teint blafard et à l’aspect capillaire tentaculaire. Leur apparition aussi soudaine qu’inopportune, aux yeux de certains, semble de mise avec un nombre chaque jour croissant inversement proportionnel à la population humaine, qui selon toute probabilité, se terre pour partie ou fuit l’abri de la grande capitale. Mais que nous vaut cette nouvelle tendance ? L’attrait pour les teintes sombres ou la tentation pour le côté obscur, sans doute ?

 

Pourtant, la Chancellerie, elle, ne semble pas prendre l’arrivée de ces nouveaux alliés pour un effet de style passager et a promulgué sans tarder une ordonnance en date du huitième jour de ce mois afin d’encadrer (si ce n’est restreindre) les libertés de ces elfes adeptes du vide. Pas question pour ces derniers de prendre la moindre fonction officielle, de participer aux décisions politiques, de détenir des biens fonciers ou encore de commercer au sein de la ville. On imagine sans mal que cette tendance au sombre n’est pas du goût de notre chancelière Grenadine.

Mais elle devrait dans les jours, voire les heures à venir mettre de l’eau dans son sirop, après avoir reçu la délégation Ren’dorei lors d’une entrevue en début de semaine. Il faut maintenant ménager la chèvre et le chou, si la Chancellerie ne veut pas se trouver en porte à faux avec le Roi lui-même, non sans quelques grincements de dents.

« Je n’entends pas aller contre le souhait de Sa Majesté »
C'eST CHAUUuuD ! m
l LE CHAT (QUI) LOUCHE

L’arrivée des Ren’dorei semble avoir également eu pour effet de faire sortir des énergumènes galeux de leur trou, profitant de l’opportunité pour mordre à tout va et répandre leurs puces à qui mieux-mieux. Bien sûr, la situation actuelle – déjà tendue -  nécessite l’arrivée d’un nouveau groupe extrémiste et vaguement pamphlétaire qui a la réponse parfaite au problème et s’est empressé de la faire partager au guet urbain, sans doute en manque de solution. Elfes du vide, Illidari, chevaliers de la mort, Worgens et tout en bas de l’échelle, la « menace pédéraste », tout ça dans le même panier, et mettons-y le feu, révoltons-nous ! Hurlevent aux Hurleventois ! A défaut d’être crédibles, espérons qu’ils ne s’oublient pas dans la liste des nuisibles.

« Je ne suis pas autorisée à être aussi prudente qu’il serait sage de l’être »

En effet, Sa Royale Lumière semble avoir admis les Ren’dorei comme membres de l’Alliance sans restriction aucune, laissant à leur tête la fameuse héroïne Alleria Coursevent. Mesure qui est loin de faire l’unanimité parmi nos honnêtes concitoyens, peu enclins à voir de nouveau leurs habitudes bousculées, après avoir déjà enduré l’arrivée des chevaliers de la mort, puis des Illidari. Quant à l’Eglise, elle semble choisir la prudence et la réserve, comme en témoigne le communiqué de l’Evêque de Hurlevent, qui préfère attendre sagement la tempête avant de la braver. Ainsi, les ténébreux elfes sont tolérés au sein de la Cathédrale à défaut d’y être les bienvenus. Une chose est sûre, l’arrivée de ces nouveaux alliés n’a pas fini de faire couler de l’encre.

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NON RENDO'REI, JE NE REGRETTE RIEN

Le Furet Couronné est un journal s'inscrivant dans la communauté jeu de rôle du serveur Kirin Tor (EU) sur le jeu World of Warcraft.

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