A l’heure où j’écris ces lignes, la rédaction tombe sous le coup d’une convocation officielle de la Garde de Hurlevent, dont je ne suis pas bien sûre que je ressortirais les mains libres. En ces temps difficiles de guerre et d’incertitude quant au triomphe de la justice et de la vérité, je profite de ces dernières heures de liberté pour répondre aux chefs d’accusation qui ne manqueront pas de tenter de me faire taire.

 

Concernant d’abord l’accusation du Furet Couronné de défendre la Horde ou le chef de clan orc Drangor Oeil-de-Flamme dont j’ai été l’avocat durant son procès - je réfute avoir défendu ses actes ou les crimes commis contre l’Alliance. Puisqu’il semble être utile de le rappeler, être l’avocat d’un criminel ne fait pas de l’avocat son complice, et s’il en avait été ainsi, j’espère que toutes les autorités compétentes réunies le jour du procès auraient procédé à mon arrestation immédiatement. Du reste, même Garrosh Hurlenfer eut droit à un avocat, le jour de son procès, en la personne de Baine Sabot-de-Sang, grand ami de notre roi Anduin Wrynn. J’ose espérer que ni Baine, ni Anduin ne seront inquiétés par les services de la Garde de Hurlevent. D’autre part, si j’ai pris contact avec le tauren Harutt Totem d’Echine, Marche Soleil de la Main d’Argent, c’est pour divulguer le message de Drangor Oeil-de-Flamme appelant à la révolte contre Sylvanas. Je ne peux que me désoler de voir ainsi mes initiatives en faveur de l’effort de guerre de l’Alliance ainsi galvaudées au détour d’une lecture bien trop rapide et visiblement parcellaire de mes écrits.

 

Concernant les accusations qui ne manqueront pas de me tenir pour responsable de “l’agitation” en ville, suite à ma lettre ouverte à la Chancellerie, que répondre, si ce n’est que je ne fais que pointer du doigt les dysfonctionnements de nos institutions actuelles ? Les erreurs de ces dernières ne sont pas de mon fait, de même que les tracts ne viennent pas du Furet Couronné. Je n’ai incité personne à la révolte, si révolte il y a. Et en effet, quelle révolte ? Quelques citoyens injustement arrêtés, alors qu’ils s’exprimaient pacifiquement au sein de leur ville pour témoigner de leur inquiétude ne forment pas un vil complot visant à détruire les institutions. Aucune agression, aucun désordre si ce n’est un peu de papier répandu - sont loin des troubles que provoquèrent la Guilde des Maçons fut un temps, même si certains aiment à brandir cet exemple comme un sombre étendard dès que le peuple exprime son opinion.

REWYNN KENDARAN SE LIVRE ! La garde vue de l'intérieur par le caporal Son témoignage sidérant en page 4 ! Le flair pour guide, la vérité pour emblème
6 janvier de l'an 39 Numéro 6
Le Furet enchaîné ?

Doit-on également rappeler la triste période qui succéda la mort de Varian Wrynn - lorsque le peuple perdait confiance dans la Couronne, ne croyant pas son fils Anduin capable de prendre sa suite ? Le jeune roi avait sillonné les rues encapuchonné, raconte-t-on, pour entendre son peuple. Des gens avaient-ils été arrêtés pour l’avoir critiqué ? Non. Il serait temps que ses serviteurs apprennent de l’humilité et de la sagesse de notre Roi, plutôt que d’abuser de leurs prérogatives.

 

Non, le Furet Couronné n’est pas un journal révolutionnaire. Les seuls troubles que la ville a à craindre sont ceux provoqués par l’absence de réponse de la justice, et ceux là, je prie sincèrement pour qu’ils soient rapidement traités par les autorités, en faisant leur travail et en faisant appliquer les lois.

 

Geillis Jorgensen

Un nouvel établissement vient d’ouvrir en ville, voisine de la boutique de couture Les Doigts de Fée de Fauve de Clercy, dans le quartier nain de la ville. Nous avons pu profiter de merveilleuses pâtisseries et du savoir faire de la taverne aux origines Kultirassiennes, et qui a fait salle comble dès son ouverture le 03.01.39, inaugurée en grandes pompes avec le Chancelier Walter. Au menu, une vaste liste de boissons et de mets, mais aussi quelques “courtisanes” qui ne seraient pas les dernières à donner de leur personne pour le bénéfice de l’établissement, et égayer les clients.

Le Septième Verre , <
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Suite à la parution de notre dernier numéro le 14.12.38, et à notre lettre ouverte à la Chancellerie en date du 30.12.38, la capitale semble s’embraser dans un souffle de mécontentement populaire. Alors que nous évoquions les lenteurs de la justice à faire toute la lumière sur les affaires d’agression de la Guilde du Fer et les trafics d’influence entre les autorités et cette dernière, des tracts contestataires ont vu le jour, signés de la main de “Hyène”, un commanditaire anonyme.

UN VENT DE COLÈRE SOUFFLE SUR LA VILLE Hurlevent à feu et à sang ?

Ces tracts dont le contenu reste pacifique  ont agité les autorités, et les distributeurs aussitôt arrêtés par la Garde en vertu de l’article Art. DE-23.1 Publication de journaux ou autres médias allant à l'encontre de la politique du Roy risquant jusqu’à 5 ou 10 coups de fouet et 5 à 10 jours de geôles. Or, que contiennent ces tracts qui visent la politique du Roi ? En réalité, rien. Tout au mieux, ils traduisent l’inquiétude d’un peuple pour ses institutions, et visent à incriminer quelques agents de la Couronne assermentés, qui n’accompliraient pas leurs devoirs comme l’exige la loi. Rien de plus que ce que le précédent numéro du Furet Couronné avançait sans lui même tomber sous le coup de cette fameuse loi.

 

De fait, ces tracts - qui que soit leur auteur - ne remettent pas en cause le Roi et ses valeurs, mais seulement certains de ceux qui sont censés les mettre en pratique. Il est étonnant que ces personnes, distribuant pacifiquement ces tracts aient été aussitôt arrêtés alors que des criminels avérés, eux, courent encore, “faute de preuves”, n’est ce pas ? Mais ces différences de traitement ne datent pas d’aujourd’hui.

Souvenons-nous de notre homologue Mairi O’Hara, rédactrice en chef du Garnement, placée en geôle pour avoir défendu la liberté d’expression lorsqu’elle était menacée par la censure d’Astagan Lynch, alors magistrat.

La garde de Hurlevent était rapidement revenue sur son arrestation abusive lorsqu’une pétition avait vu le jour pour soutenir la journaliste. A croire que la ville a la mémoire courte.

 

Ces “agitateurs” sont nos concitoyens, des gens inquiets pour leur ville, pas des malfaiteurs masqués, complotistes, et en quête de révolution. Il est indigne de notre cité de se rire ou de condamner l’inquiétude légitime de son peuple, quand bien il ne s’agirait que d’une poignée de personnes. La Garde est supposée protéger ceux qu’elle sert, pas les brimer. Que peut le peuple, sinon s’exprimer, débattre, discuter ?

 

Je le dis en mon nom et en celui de toute la rédaction, nous condamnons ces arrestations, et nous demandons la libération immédiate des prisonniers, en vertu de tout ce que notre roi Anduin Wrynn défend, de compassion et de liberté d’expression.

 

Geillis Jorgensen

LE MARCHE HIVERNAL m l

Sous la houlette de la Chope Sucrée et de la redoutable organisatrice Doubhée Beckris s’est tenu le grand Marché Hivernal le 17.12.38. sur les quais du port de Hurlevent. Pas moins qu’une vingtaine de stands y ont été tenus, attirant une grande foule de badauds, toujours friands de sucre et de quelques cancans qui ne manquent jamais d’égayer ce genre d’événement

“Commandant Hellenlicht, plus qu’un ordre, plus qu’une demande, c’est aujourd’hui une plainte d’un peuple désespéré qui vous le demande : agissez. Vous le savez, tous le savent, que quelques malandrins profitent de leurs insignes pour imposer leur loi en nos murs. Traquez les. Il ne tient qu’à vous de calmer les ardeurs.” Extrait des tracts. “Nous ne souhaitons pas de bain de sang. Nous souhaitons que les collaborateurs et les provocateurs soient exclus des autorités si chères à notre ville.” Extrait des tracts. QUAND LA GARDE ENFERME DES INNOCENTS
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“Une fois le pied posé à Hurlevent, vous serez mise aux arrêts. Je vous l'annonce directement, vous êtes cuite.” R. Kendaran, à notre adresse.

Et son témoignage reste édifiant sur les dysfonctionnements actuels au sein de la Garde. Après deux années de loyaux services pour la section de recrutement, le caporal Kendaran a décidé d’abandonner sa charge pour s’engager sur le front, et continuer de servir l’Alliance. Mais son départ n’est pas uniquement motivé par la défense du royaume. En effet, évincée du jour au lendemain, selon ses dires, des charges du recrutement, remise en question sur son investissement et sa motivation, Rewynn Kendaran atteste des nombreux changements qu’a subis la Garde ces derniers mois. Ces changements seraient apparus depuis l’affectation du lieutenant Shepard au donjon de Hurlevent et aux charges du Major Stolen et du commandant Hellenlicht, laissant ainsi le commandement aux autres officiers, que Rewynn Kendaran qualifie de “mous”. Du laxisme au sein de la Garde ? Tout d’abord, l’invitation de la Guilde du Fer au bal caritatif de la Garde, incompréhensible selon le caporal, qui s’estime heureuse de s’être tenue à l’écart de cette manifestation. Ensuite, elle pointe le manque de sérieux de certains assermentés, comme le caporal Lovelace, et son attitude inacceptable dans le cadre de l’agression du vétéran “Dorothée” (voir le cinquième numéro du Furet Couronné, NDLR). Elle cite également le soldat Riley Dunn, qu’elle juge partial et sujet à un certain manque d’intelligence, dans des termes que nous passerons ici.

 

Enfin et de manière plus grave encore, elle témoigne du recrutement massif mais peu sélectif depuis qu’elle a été évincée du service, au retour du lieutenant Aliane Trias, après six ans d’absence, et qu’elle met en cause dans cette décision. La Garde, acceptant environ deux recrues par mois, serait passée brutalement à une dizaine, sous le prétexte du déclenchement de la guerre contre la Horde.

Tout a débuté il y a quelques jours à peine, lors de notre lettre ouverte à la Chancellerie, qui suscita nombre de réactions, dont une des plus inattendues. En effet, à peine les lettres diffusées sur les panneaux d’affichage de la ville, un de nos livreurs se vit confier un dossier d’une main anonyme, et ce dernier aussitôt remis aux bureaux de la rédaction. Il s’agissait là d’un certain nombre de rapports directement issus de la caserne de la Garde, et portant sur le passé de Jonathan Walter et ses liens présumés avec le Cartel des Canaux, une organisation criminelle sévissant durant l’année 36 et ayant pour but de renverser la Garde de Hurlevent (voir Walter en eaux troubles).

 

C’est avec un grand étonnement et une certaine perplexité que nous avons étudié ces documents. Plusieurs questions se posent. Qui nous a remis ces dossiers, sinon un membre de la Garde ? Et dans ce cas, pourquoi ? Le mystère plane. Cela nous semble en tout cas être un des symptômes du mal être qui peut régner au sein de la Garde de Hurlevent actuellement. Après l’étude des dossiers, un nom a retenu notre attention, celui du caporal Kendaran, certaines pistes semblant mener à elle, et cette dernière ayant participé à plusieurs des enquêtes menées à cette période. Après l’avoir contactée par lettre, celle-ci a accepté de nous rencontrer, proposant Thelsamar comme lieu de rendez-vous, un terrain neutre qui permettrait la sécurité de nos échanges. Selon elle, en effet, dès notre retour en ville, nous ne manquerions pas d’être arrêtés par la Garde de Hurlevent.

Autre point soulevé par le caporal au sujet des dysfonctionnements au sein de la garde, les départs et les personnes évincées du jour au lendemain de leur affectation. Sans parler de son propre cas, elle évoque celui du Sergent chef Finnegan, durant des années au service de l’infirmerie et remplacée du jour au lendemain par le lieutenant Ventis, sous des prétextes fallacieux, selon elle. “Il y a anguille sous roche” voilà ses termes, sans aller jusqu’à parler de scission. Pourtant, force est de constater que bien des hommes et femmes qui composaient la Garde de Hurlevent en sont aujourd’hui éloignés ou disparus : le Major Stolen, le lieutenant Shepard, qu’elle cite comme un exemple de droiture, Thorwel Lewer, sans explication, Joan Haynes, sans motif non plus, le caporal chef Finnegan, évincée, et aujourd’hui le caporal Rewynn Kendaran. La liste semble s’allonger de jour en jour.

 

Alors pas de dissensions au sein de la Garde ? Pas de “clans” parmi les assermentés ? Qui dirige réellement cette institution qui demeurait jusque là notre rempart contre les menaces au sein de notre cité ? Autant de questions encore sans réponse qui ne font que renforcer nos inquiétudes sur la capacité des autorités à faire ce qu’elles doivent : justice.

Tandis que les tensions se font de plus en plus fortes au sein de Hurlevent, entre la diffusion de tracts contestataires et l’arrivée exceptionnelle des paladins de la Main d’Argent, la garde de Hurlevent semble elle aussi mise à mal dans son sein même. Peut être le début d’une explication concernant les lenteurs de la justice dernièrement ?

Une taupe à la Garde de Hurlevent ?

Or, toujours selon Kendaran, ce recrutement massif n’aurait pas lieu d’être, les troupes mobilisées ayant bien plus besoin de soldats sur le front que dans les murs de la cité.

“Si vous voulez nettoyer la Garde, et l'aider, vous devriez appuyer sur le fait qu'un recrutement de masse sous couvert du "C'est pour l'effort de Guerre", ce n’est pas bien, car c'est faux... Je ne vois pas en quoi stagner à la Caserne aide à l'effort sur le front.”
ÌWALTER!EN!EAUX!TROUBLESÍ

Alors que nous sommes toujours dans l’attente d’une véritable réponse aux propos tenus par Jonathan Walter durant le dîner de l’Académie Royale où il déclara “crouler sous les cadeaux” de la part de la Guilde du Fer, et avoir réussi à les “prendre”, nous avons reçu d’une source anonyme les dossiers de la Garde de Hurlevent, cherchant un rapport entre l’ancien capitaine de la Feuillerêve du Cap et le Cartel des Canaux, une organisation qui visait à renverser les institutions jugées abusives.

Si ceux-ci ne permettent pas de prouver son appartenance à cette organisation criminelle - et nous allons l’inscrire ici en gras pour éviter toute accusation potentielle de diffamation, eh oui, il n’en demeure tout de même pas moins que notre nouveau chancelier traîne quelques casseroles derrière lui. Durant l’année 36, la Garde aurait arrêté James Fangfire, un matelot de la Feuillerêve du Cap, dont Walter était alors le capitaine, pour ses accointances avec les membres du Cartel des Canaux avec lesquels il se serait lié d’amitié. Il fut relâché faute de preuves, mais de fortes suspicions orientaient alors la Garde émettant l’hypothèse que le Cartel des Canaux et la Feuillerêve du Cap ne feraient qu’un.

 

Durant cette même année 36, toujours selon les rapports de la Garde, Walter fut en effet incarcéré pour avoir été mêlé à des affaires d’agression avec James Fangfire, encore à son service aujourd’hui.

Les deux acolytes auraient tiré sur un de leur camarades pour faire porter le chapeau à un rival.

 

Si Walter ne fut pas l’auteur des coups de feu, il “hurla” partout, toujours selon les écrits de la Garde, afin de faire accuser ses ennemis de l’époque. Nous laisserons le soin aux lecteurs de juger de la dignité de sa conduite, seulement deux ans avant son accession au pouvoir. Par ailleurs, le caporal Kendaran, durant notre entretien (voir En garde ! Le torchon brûle !), nous confia qu’elle soupçonnait Jonathan Walter d’être pirate, sans avoir néanmoins assez de preuves pour l’affirmer avec certitude.

 

Aussi, bien que tout ceci reste obscur, nous appelons chaque citoyen, en son âme et conscience, à faire parvenir ses témoignages à la Garde s’il détient des informations sérieuses au sujet de cette enquête qui retomba peu à peu dans l’oubli, fautes de faits tangibles.

EN GARDE ! Le torchon brûle

Il semblerait que l’évêque Archipiade Valdelmar soit présumée morte par le Clergé de Hurlevent, dans des circonstances qui restent encore peu claires. Quoi qu’il en soit, ce serait le père Eudes Bonefoy qui serait nommé à sa place, troisième candidat des élections du Conclave. A croire qu’après avoir épuisé le premier, tué la deuxième, ce poste maudit finisse par échoir au dernier des élus, espérons lui plus de bonne fortune que ses prédécesseurs. Une nomination qui ne sera sans doute pas sans faire couler un peu d’encre.

ELLE NOUS MANQUERA
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ÌEGIDEÍ QUI SONT LES TRAÎTRES ?

Alors que quatre citoyens de Hurlevent étaient arrêtés pour avoir distribué des tracts contestataires envers certains membres de la Garde de Hurlevent, un groupe de paladins assermentés à la Main d’Argent sont revenus du front afin de participer au retour au calme de la cité. Inquiets des dernières affaires et des divisions qui semblent braquer le peuple et les autorités, ils se sont réunis dans l’abbaye de Comté du Nord afin de s’organiser sous le nom d’Egide avant de faire leur entrée à Hurlevent.

 

Ce groupe, fondé par Rhiedwyn de Hymnerive, bien connu de Hurlevent, et mené par Drokan Fortepoigne - au nom si justement trouvé - a pour objectif de mettre au clair les conflits d’intérêt qui pourraient régner entre les autorités et la Guilde du Fer et de rassurer la population. Avec bien du mal. Tout juste arrivés à la Cathédrale de Hurlevent, ils furent aussitôt accusés de trahison par le Clergé, remettant en cause leur allégeance et leur cause, dans un communiqué aussi brutal qu’expéditif du père Eudes Bonefoy.

“Nous les appelons également à abandonner leurs velléités de trahisons, et à prendre conscience qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, et leur folie.” Eudes Bonefoy dans un communiqué de l’Eglise

En effet, les paladins de l’Egide avaient dores et déjà annoncé leur venue dans une lettre au père Brunnus, montrant ainsi leur volonté pacifique de négocier et d’échanger dans le calme. Leur arrivée fut accueillie dans l’hostilité et la méfiance, et il a fallu toute la diplomatie de Rhiedwyn de Hymnerive afin de clarifier la situation dès le lendemain avec le père Carter. Ainsi, passant de “traîtres” à défenseurs de la libre parole, ils seront bientôt conviés à une sorte de “conclave” visant à réunir les différents représentants des instances de la ville afin de calmer les ardeurs et négocier des solutions. Pour espérer enfin, retrouver la paix.

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Rédactrice en chef : Geillis Jorgensen

Journaliste : Galbenel Polbouquine

Assistant : Harlan Smoothe

l'equipe L COURRIER DES LECTEURS

Nous avons reçu aux bureaux de la rédaction une lettre d’Erynn Korbelt, officier militaire de l’Alliance et chevalier de la Septième Légion, ayant servi pendant des années la Couronne, dans toutes les dernières guerres que notre monde rencontra, et qui s’apprête à nouveau à retourner au front, dans le Nord. Dans sa très longue lettre, elle expose son avis sur la situation en ville, dont nous retranscrivons quelques extraits pleins de sagesse.

Je ne me prononcerai pas sur les actes de la Chancellerie, l'Amiral Walter étant un homme que je respecte énormément, je ne serais pas objective et je préfère laisser libre cours aux enquêtes et aux concernés dans ce débat. Je ne dis pas que la totalité du Guet Urbain est corrompu, je n'y crois pas moi-même, je pense que comme d'habitude, une petite minorité nuit à la majorité. Il serait trop facile d’aller en ce sens, et ce serait négliger la difficulté du travail et de maintien de l’impartialité de nos Gardes. Et comme à chaque fois, il faut traiter le mal à la racine, et non les symptômes. Même au sein de l’Armée, nous avons eu affaire à des Traîtres, des Déserteurs et Félons dans nos rangs, il s’en cache surement encore, mais la Justice de l’Alliance s’abattra sur eux comme elle s’est abattue sur leurs prédécesseurs.

 

Sachez cependant que je salue votre démarche dans la recherche d'une Justice et d'une vérité transparente sur des actes entachant l'honneur et l'image de notre ville, et par conséquent, de notre Couronne. Est-ce que je prends pour autant position à vos côtés ? Non, j’attends que les arguments, les preuves, les témoignages et les faits apportés par la totalité des concernés soient apportés pour me faire un avis définitif sur ces différentes affaires. Je tenais simplement à remettre en contexte certaines choses (...)

 

Toute notre vie, nous nous sacrifierons pour Hurlevent, pour l'Alliance. Qu'ils cessent d'entacher notre combat par la Corruption et l'Injustice. Nous ne nous battons pas contre une race, nous nous battons contre le Tyran qu'est la Banshee et contre ceux qui par loyauté ou par peur, suivent ses actes impardonnables.

 

Libre à vous, Jorgensen, de faire ce que vous voulez de cette lettre.

 

Pour l'Alliance, Pour le Haut-Roi Wrynn.

Respectueusement,

Erynn Korbelt, Chevalier de la 7ème Légion.

 

Bonsoir Jorgensen,

 

Je dois avouer que votre dernier article fut surprenant, dans le bon sens du terme. Nous fûmes souvent en désaccord sur bien de nos visions de notre monde, et de son Histoire en général, notamment sur l’Armée et les actes Militaires de l’Alliance. Sachez cependant une chose, et je suis sûre que vous n'avez même pas besoin de moi pour y penser : cet article et vos actes ne font pas de vous une traîtresse ou quelqu'un de moins crédible. Défendre un orc serait de la trahison ? Notre Haut-Roi Anduin Wrynn, ayant épargné Saurcroc à Lordaeron sous nos yeux serait-il donc un traître ? Tirion Fordring, Grand Héros de notre ère, serait-il un traître pour avoir défendu un orc et en avoir été banni de la Main d'Argent de Lordaeron fut une époque ?

 

Bolvar Fordragon ayant coopéré avec la Horde en Norfendre jusqu’au portail du Courroux, et nous les soldats ayant combattu à de nombreuses reprises épaulières contre épaulières avec la Horde, nous en sommes aussi des traîtres ? Je pense notamment à la Bataille pour la Couronne de Glace, alors même que l’avant-garde de Fordring n’avait pas enfoncé les portes de la Citadelle, et que les étendards d’or et de rouge flottaient ensemble contre l’armée du fléau. Ou alors au Mont Hyjal ? Au Rivage Brisé ?  Franchement, j'ai croisé le fer avec bien des soldats de la Horde ayant plus d'honneur que certains des malfrats de notre ville (...)

 

L'Alliance fut toujours animée par la Justice et l'Honneur, et au vu des actes de certains dénoncés sur des bases et témoignages solides, elle doit s'appliquer à eux, et ce, au plus vite. Nous sommes en temps de Guerre oui, mais si notre ville est en proie à la criminalité, du fait de la mobilisation constante des ressources militaires et humaines de notre ville, alors la base de notre fonctionnement s’effrite. Et sans base solide, on sait où vont les choses (...)

 

La sagesse de la Septième

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